Conseils en cas d’agression
- Mentionnez vos honoraires à un endroit visible. Vous éviterez ainsi de désagréables surprises à votre patient.
- Informez les patients à temps de tout retard éventuel. Vous évitez ainsi la frustration.
- Les patients ne comprennent pas toujours une procédure et s’en irritent. Informez-les toujours des raisons pour lesquelles vous prenez une décision ou appliquez une procédure. Un patient qui se sent pris au sérieux est toujours plus calme.
- Placez-vous dans un angle de 45 ° par rapport à l’agresseur. Votre position corporelle indique ainsi que vous êtes prêt à collaborer. Faites disparaître les tensions en demandant à la personne de raconter son histoire. Apportez progressivement des nuances à son récit. Attention : ne le corrigez pas, car cela donne l’impression que vous estimez que le patient a tort. Insérez éventuellement une pause de cinq ou dix minutes et demandez à la personne pourquoi elle est en colère ou ce qu’elle ressent. Ajoutez que vous allez vous-même y réfléchir. Posez des questions sans nuancer ou corriger les propos si la personne est émotionnelle.
- Indiquez ce que vous voulez qu’il se passe, par exemple : « Asseyez-vous ! ». Veillez à ce que vos instructions soient concrètes et facilement réalisables. Elles ne doivent rien avoir affaire avec le motif de l’agression. Une personne souhaite, par exemple, une prescription pour du Rohypnol ? Demandez-lui de quitter votre cabinet.
- Restez calme, ne prenez aucun risque et réagissez de manière adéquate aux faits. Songez toujours à votre propre sécurité, à celle de vos collègues et des autres patients. Evitez que le problème dégénère en violence additionnelle. Soyez ferme et impartial. Concentrez-vous sur le comportement, pas sur la personne elle-même.
- Mettez clairement des limites au comportement que vous ne pouvez ou ne voulez pas accepter. Exemple : « Je ne veux plus parler avec vous de cette manière. » En d’autres termes : « Je vous accepte, mais pas votre comportement en ce moment. » Répétez ce message aussi distinctement que possible jusqu’à ce que l’agresseur l’ait compris.
- Ne montrez pas que vous avez peur.
- Traitez l’agresseur d’une manière humaine. Montrez de la compréhension pour ses émotions.
- Demandez à la personne ce qui ne va pas et de nommer ses émotions. Réfléchissez avec elle à la manière de transformer la situation de manière favorable pour les deux parties.
- Vous recevez une visite suspecte ? Demandez alors à une personne de confiance de vous appeler pendant la consultation. Cela vous donne une excuse pour terminer la consultation plus tôt que prévu. Le patient sait également qu’il y a un contrôle social.
- Si un patient se présente chez vous sous l’influence de drogue ou d’alcool, demandez-lui de quitter votre cabinet et proposez un autre rendez-vous le lendemain, à condition qu’il soit sobre. S’il refuse de partir, appelez la police de proximité (la police locale). Ne vous lancez jamais dans une discussion avec une personne sous influence.
- Vous pouvez fuir vers une autre pièce ? Avertissez alors immédiatement la police de là .
- Adressez-vous à l’agresseur en utilisant son prénom. Vous montrerez ainsi que vous vous sentez impliqué par la personne.
- Evitez le contact physique. Le patient peut mal l’interpréter. Respectez une distance physique suffisante (de préférence une longueur de bras) : il n’aura pas le sentiment d’être confiné. Une distance trop rapprochée peut être ressentie comme une menace, une distance trop grande comme un signe de peur.
- N’arborez pas une attitude de toute-puissance. Elle exacerbe, en effet, les émotions et accroît souvent le risque d’escalade de la violence.
- Attention au jeu du miroir : n’entrez pas dans le jeu de votre agresseur. Ne répondez pas, par exemple, à une personne qui crie en criant aussi.
- a) Un patient est à la recherche d’une prescription, de médicaments ou de seringues ? Donnez-les et faites quitter le plus vite possible votre cabinet afin d’éviter toute escalade de violence. Prévenez aussitôt la police.b) Limitez le nombre de seringues et de stupéfiants à portée de main. Rangez le reste dans une armoire que vous pouvez verrouiller.c) Vous avez souvent affaire à des toxicomanes à la recherche de seringues ou de stupéfiants ? Concluez des accords avec les instances locales sur une politique de renvoi.
- Si la situation dégénère malgré tout, appelez la police et mettez-vous en sécurité. Utilisez seulement des médicaments si votre propre sécurité est en péril, en présence de la police et si la réaction est proportionnelle à la situation de danger soudaine. Cet avis est surtout valable pour les patients qui ont des problèmes psychiatriques connus.
- Tentez de bien distinguer un agresseur d’un patient. Un agresseur vient seulement pour commettre un délit, par exemple un vol. Un patient vient, avant tout, pour recevoir des soins ou un conseil. Votre attitude consistera alors à soigner cette personne.

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