Quiconque acquiert de nouvelles aptitudes passe par quatre phases, jusqu’au stade où il applique ces nouvelles aptitudes dans un état de capacité inconsciente. C’est la théorie de l’awareness.
Lorsque nous ne disposons pas encore des aptitudes, nous sommes dans un état d’incapacité inconsciente. En d’autres termes, nous ne savons pas ce que nous ne savons pas, nous sommes en état d’incapacité et nous ne sommes pas conscients de notre ignorance et de notre incapacité. L’étape suivante ? Nous passons à un état d’incapacité consciente. Nous savons ce que nous ne savons pas et nous commençons à apprendre dès que nous faisons quelque chose qui nous indique clairement combien nous pouvons encore apprendre. La troisième phase est celle de la capacité consciente, marquée par nos efforts d’exercer la nouvelle aptitude. Nous savons comment réagir, mais nous devons encore y réfléchir et y travailler. Dans la dernière phase, nous arrivons au stade de capacité inconsciente. Les aptitudes deviennent alors à ce point naturelles que nous les appliquons sans réfléchir.
Quiconque peut être victime de l’insécurité ou de la criminalité. Mais une personne bien préparée réagira différemment d’une personne qui n’a pas encore réfléchi aux réactions possibles dans ce cas. Votre état de conscience joue donc un rôle crucial dans votre sécurité. Réfléchir aux situations à risques potentielles et élaborer et tester des procédures de sécurité sont des aspects essentiels de la prévention situationnelle. Vous réagirez ainsi efficacement si vous êtes confronté à des situations d’insécurité.
Evoluer de l’état d’incapacité inconsciente -> à état d’incapacité consciente -> à état de capacité consciente à état de capacité inconsciente
Un patient se présente à vous ? Partez du principe qu’il ne se trouve pas dans son état normal. Il a besoin d’aide et est peut-être confronté à un sentiment d’impuissance. Le fait de devoir attendre longtemps ou de se sentir incompris peut accentuer son irritation.
Tentez de vous représenter dans quelles situations les patients sont le plus souvent fâchés ou irrités (par exemple lors d’une longue attente dans la salle d’attente, en cas de douleur, de stress). Reconnaissez les patients difficiles et tentez de les accompagner. Tenez compte des aspirations et des besoins de vos patients… et de vous-même.
Fiez-vous à votre intuition. Si vous ressentez qu’une situation n’est pas sûre, terminez la consultation plus rapidement que prévu. Vous pouvez, par exemple, appeler un confrère, un assistant ou la réceptionniste. Vous pouvez aussi imaginer un motif important permettant de conclure la consultation. Ne faites pas passer votre devoir professionnel avant votre propre sécurité.